Relations Commerciales


Les relations commerciales entre le Canada et le Maroc se sont progressivement renforcées au cours de la dernière décennie. Bien que le commerce entre les deux pays demeure modeste, sa structure se diversifie et, selon les statistiques des dernières années, porte sur de nouveaux produits à forte valeur ajoutée.

En 2004, les exportations vers le Maroc ont atteint 159,6 millions $CAN et les importations  au Canada,, 92,5 millions $CAN, ce qui a créé un excédent commercial de plus de 60 millions $CAN pour le Canada.

Canada exporte du blé dur, des légumineuses, du papier et des filaments synthétiques, ainsi que du matériel divers, des préparations médicales et cosmétiques et certains aliments préparés. Le Maroc compte une population relativement nombreuse, soit 32 millions d'habitants, dont une classe moyenne avertie qui exige un grand nombre des produits en vogue au Canada.

Les principales importations en provenance du Maroc consistent en des agrumes, des produits pétroliers raffinés, certains minerais (le feldspath, la leucite et le spath fluor), certains aliments préparés, des transistors et des dispositifs similaires ainsi que des vêtements.

En ce qui concerne les exportations, l'ambassade du Canada a déterminé les secteurs prioritaires suivants : produits chimiques, environnement, exploitation minière, zoogénétique, équipement médical, technologie de l'information et télécommunications. Le Maroc prévoit importer plus de gaz naturel, ce qui ouvre des débouchés dans ce secteur, et favorise également l'exploration pétrolière et gazière. Les chiffres des exportations mondiales vers le Maroc ont tendance à varier selon les conditions locales de culture, parce que le blé dur (surtout pour le couscous) représente une importante source d'exportation, mais le pays manifeste un intérêt constant d'une année à l'autre pour les technologies et les produits canadiens novateurs.

L'économie marocaine continue d'évoluer et de s'adapter à la mondialisation, grâce à d'importantes réformes visant à moderniser l'économie, à améliorer l'infrastructure publique et à encourager l'investissement de capitaux privés.

Le Maroc est également en train d'ouvrir son économie. Il a signé un accord d'association avec l'Union européenne (UE) qui est entré en vigueur en mars 2000 et qui prévoit l'élimination progressive des tarifs d'ici 2010. En fait, les plus grands partenaires économiques et commerciaux de ce pays, et de loin, sont, traditionnellement, les principaux pays membres de l'UE. En 2001, plus de 75 % des exportations du Maroc étaient destinées à ces pays et près de 65 % de ses importations en provenaient.

Les réformes découlent aussi de l'accord de libre-échange (ALE) signé avec les États-Unis en février 2004 et des obligations que le Maroc a contractées en tant que membre de l'Organisation mondiale du commerce (OMC). Au cours de la prochaine décennie, les industries marocaines devront se transformer afin de relever les défis que pose la mondialisation, surtout la concurrence accrue (tout comme le nombre de débouchés) que lui apportent son accord d'association avec l'Union européenne et l'ALE entre les États-Unis et le Maroc. Le pays accorde donc la priorité à la modernisation de son économie. S'il continue sur sa lancée, il devrait devenir un partenaire de plus en plus important dans nos relations économiques et commerciales bilatérales.

Ces dernières années, le Canada a entrepris diverses initiatives afin d'accroître ses échanges avec le Maroc.

En octobre 2000, l'honorable Pierre Pettigrew, alors ministre du Commerce international, a dirigé une mission commerciale multisectorielle au Maghreb (dont le Maroc) et en Europe du Sud. Il s'agissait de la plus importante délégation commerciale canadienne qui ait jamais visité l'Afrique du Nord. Diverses autres initiatives ont également été lancées par les autorités fédérales, provinciales et municipales et par le secteur privé, exclusivement

Ressource: http://www.international.gc.ca/middle_east/morocco_relations-fr.asp#relations